Un sonnet

MEFTAH
Samir
Université Alger 2, Algérie

Les soucis s’entassent en masse,
L’homme délaisse mes dires ténus,
Désormais, je marcherai pieds nus
Et de sa fate moralité je me passe.

Je prends mon café sur la terrasse,
Seul, je le fais le soir par habitude,
Je converse avec ma sage Solitude
Et d’un regard rassi je la caresse.

Pour contrer et faire face à vos injures,
L’indifférence sera ma seule cuirasse,
Pour ne point souffrir de vos parjures,

J’invoquerai l’Eternel nuit et jour,
Je soliloquerai volontiers à voix basse,
Ainsi loin de vous sera mon séjour.