Découverte des romanciers algériens

HOMIDA
Abdelkader
Univesité Ziane Achour Djelfa
Algérie

Il me plaît de commencer mon travail d’écriture par les vers de Mansour Sadia, poétesse algérienne dans son poème intitulé Retouches :

Les dernières retouches
D’une histoire, qui fana quelque part
Il était une fois dira-t-on
Il était là puis s’en alla…


Je ne sais pas pourquoi, je me suis accroché à ces vers-là, mais tout ce que je sais, c’est que j’ai appris ce poème le jour de ton départ…

C’était un dimanche du mois de juillet, il y a environ trois ans, j’étais allé à la poste de mon village réceptionner le roman de Tahar Djaout Le dernier été de la raison que m’avait envoyé une amie d’Alger… Houria, la professeure de français, que j’ai connue à travers le site Internet (facebook)…
J’ai tant aimé lire les romanciers algériens, tels que : Mohamed Dib, Assia Djebar, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Malika Mokeddem, Maissa Bey, Hamid Grine... et cet été-là, j’ai eu une grande envie de lire Tahar Djaout.
Mais je n’ai trouvé à la bibliothèque municipale que Les Vigiles, que j’ai lues en une seule nuit. Une écriture si douce, qui vous plonge dans une harmonie de pensées et de rêves, une écriture qui vous ressemble, qui vous rend triste et heureux en même temps, et dès le deuxième jour, j’ai commencé à chercher les autres romans de cet écrivain de si grand talent dont les univers ont transformé le mien, et c’est par chance, seulement par chance, que j’ai trouvé Les Chercheurs d’os à la librairie dite "Liberté "qui se trouve près de la fontaine en plein centre-ville du village voisin. Et lorsque j’ai demandé au libraire s’il avait d’autres romans de Djaout, il m’a répondu qu’ils avaient tous été vendus, et qu’il s’agissait du dernier exemplaire.

Ça ne m’était jamais arrivé de lire tout un livre dans une durée aussi courte, oui, j’ai lu Les Chercheurs d’os pendant mon retour du village voisin, qui ne se situe qu’à 30 km de mon village natal... Cette distance m’a suffi pour dévorer le livre, et pour rentrer chez moi avec un désir et un plaisir qui grandit de jour en jour...


Maintenant, il ne me reste que Houria, l’amie d’Alger, cette passionnée de romans, qui partage avec moi le plaisir de la lecture, cette femme exceptionnelle, que j’ai eu la chance de connaître via Internet, cette femme qui n’a sur le profil de sa page facebookienne que les photos des romans et des romanciers qu’elle aime, même moi son ami de lecture, je n’ai jamais vu sa photo. Je l’imagine très belle, et ça me suffit déjà...
C’est Houria qui m’a envoyé le roman Le dernier été de la raison, qui me parvint malheureusement le jour de ton départ. Ce jour-là, j’ai su qu’il y avait une profonde relation entre ce roman et l’absence...J’ai appris par cœur le poème de Sadia, et je me suis décidé à écrire en français ma première nouvelle, qui m’aidera peut-être à traverser le malheur et le chagrin qui m’accable, et qui m’aidera surtout à me souvenir que vous étiez, mon ami Ahmed, un ami inoubliable..