Une flèche pour tout le monde

SAYAH
Malika
Université Abd El Hamid Ibn Badis, Mostaganem
Algérie

Une table, une tasse de café noir ;
Une plume, des feuilles blanches en désordre ;
Une chaise, une grande fenêtre ouverte,
Entre les bras d’une erreur, avec les hypocrites,
Le malheur, la tristesse, la colère cherchent à sortir,
Pour bien vivre, il faut choisir les mots pour écrire,
Je suis le chef-d’œuvre de toute littérature,
Je suis la célèbre plume de tout auteur,
Dis-moi la vérité, arrête tes mensonges,
J’ai découvert le vrai masque de cet ange,
Parle-moi, je t’écoute, parle-moi en face,
Mon dos ne vous donne jamais de réponses,
Pourquoi tu te tais ? Pourquoi le silence ?
Pourquoi l’absurde ? Pourquoi la violence ?
Où avez-vous appris la lecture ?
Sur la lune, ou sur d’autres astres !
Quand avez-vous commencé l’écriture ?
Dans le ventre de vos mères
Ou en dehors des vingt-quatre heures du jour !
Vous êtes tous passés par la même route,
Est-ce que vous trouvez que mes origines ont des fautes ?
Pourquoi les esprits fonctionnent toujours par classes ?
Vous me faites rire, à quoi servent les mots de passe ?
L’hypocrisie circule dans leurs corps et leurs cerveaux,
Ils sont nombreux, autant que mes cheveux ;
Tous se présentent par leur beauté et leurs qualités,
Alors que tout défaut reste caché
Vous êtes la nuit, mais je ne suis pas vos étoiles,
Vous êtes les fleurs du printemps, mais je ne suis pas votre toile,
Une grande fatigue qui pèse dans mon cœur.
Le monde instruit les matérialistes et les profiteurs.
En ce moment, j’ai perdu la mémoire,
J’ai perdu l’espoir, j’ai oublié mes souvenirs,
Une grande poussière sur mon oubli, et mes livres,
Tout joli mot est jeté à l’enfer,
En moi, ils ont tué ma petite sœur,
Ils m’ont arraché tout sentiment d’amitié et d’amour.
Ils ont laissé un esprit vide, sans but, sans futur,
Je rêve de ça et de ceci, oui c’est la vérité,
J’imagine ou ce sont quelques anecdotes racontées,
Je regrette, mais ce que j’ai vécu, est encore pire,
Parfois un sourire, parfois je préfère mourir,
Ma nouvelle signature veut dire merci,
C’est une simple vie, sans aucun souci.
J’avais une montagne sur le dos,
Je suis super bien, car je leur ai répondu :
« Une flèche pour tout le monde »

Je ne suis pas la fille du roi, ni la femme du prince,
Je suis dans un temps handicapé, sans le choix, sans la chance,
Je sais ce que je suis.
Je sais dire non, je sais dire oui.
C’est le moment, c’est l’heure,
Pour les perturber, pour leur faire peur.
Pour s’exprimer, on n’est jamais en retard,
Pour dire, écrire et lire leurs erreurs.
Donne-moi la parole, laisse-moi jouer mon rôle.
Je m’adresse à vous, à eux et à elles.
Je suis loin d’ici, en avance ou en retard,
Mais les visages ont été vus par un autre regard,
Regarde-les soigneusement, avec patience, sans rien dire.
Toute idée est en couleur noire, c’est le temps pour l’écrire.
A midi, à minuit, les masques sont tombés.
Un autre monde. Des loups portent des visages des bébés.
Riez maintenant. Demain, j’aurai le sourire des anges.
Le diable est en vos âmes, vous aurez le grand vertige.
Ma joie est pour le partage, j’ai peur pour mon sourire.
En me disant, pleurez, les larmes vont viennent d’écrire.
La révolution entre des pages vierges et des mots nus.
Un séisme dans ma balance à la description de l’inconnu.
Les lettres ne trouvent pas leur place.
Les mots et les expressions perdent leur sens.
L’apparition de la lune en plein jour,
La troisième guerre mondiale entre les astres.
Prendre les photos d’un temps perdu dans leurs grimaces,
Un passé, des souvenirs, un oubli de toutes sources.
Aucun respect, aucune critique pour les voleurs du savoir.
Tous les maux sont dans vos mots et sur votre montre.
Pour une lecture, le rêve reste toujours un rêve.
Comme une fiction, jamais réalisée, courte et brève.
Le meilleur choix du roi marque une absence.
Un mythe sans loi, sans droit, entre les mains de la justice.
Les faiseurs d’erreurs, sortez, la pluie tombe.
Les âmes du diable, sortez, faites une balade.
Ce sont de fortes gouttes, propres et vierges,
Sortez, pour nettoyer toute note d’esclavage.
Laissez-les transgresser vos vêtements et votre chair.
Laissez les circuler dans vos veines et dans vos cœurs.
Ce n’est pas la pluie d’hiver, c’est l’eau du printemps.
Apprendre à dire de jolis mots, en corrigeant vos photos.
Je sais ce que je suis, je suis la fille de la balance.
Perdue dans un temps handicapé, sans le choix, sans la chance.
Mais je suis la fille du sixième sens, la lectrice des yeux.
Merci, je le dis aujourd’hui et demain, merci mon Dieu.