En attendant le Ciel

TAKOYA
Kpada
Université Mohammed V, Rabat
Maroc

Elle pleurait par un soir d’automne
A tièdes larmes monotones,
Pour une Prière non exaucée
Un Miracle non réalisé.

Douce amie, la vie est courte
Et les miracles rares sans doute.
Tes pleurs rendront ta journée noire
Laisse donc là tes désespoirs.

Et en attendant le Ciel
Goûte au sel, goûte au miel,
Mélange les couleurs
Et dessine tes fleurs.

Si tu veux, tiens-moi bien la main
Et sans penser à demain,
Viens faire un tour
Dans les rues de l’amour.


Fais-moi voir ton sourire
Berce-moi de ton rire
Et laisse ta fragrance
Me dicter quelque romance.

Ici et nulle part ailleurs
Tout sera bien meilleur
Quand les ailes du vent
Seront notre seul couvent

De ton cœur brise les prisons
Et allons vers l’horizon
Partout où coule la poésie,
C’est le seul vrai paradis…

De la jeunesse plein la tête
Rions de la vie et de ses tempêtes,
Narguons le temps qui fuit
Et profitons du soleil qui luit.

En attendant l’Au-delà
Respirons les parfums d’ici-bas.
Si doux, et si passagers
Subtils et légers

Ici et nulle part ailleurs
Tout sera bien meilleur
Quand les ailes du vent
Seront notre seul couvent

En attendant le Ciel.